Je vous propose aujourd'hui une petite reflection, tiré des Pricipes de l'Ethique Biomédicale de Beauchamp et Childress.
Jeanne, une petite fille de cinq ans, souffre d'une insuffisance rénale évolutive. La dialyse rénale ne peut être en mesure de pallier encore très longtemps à cette situation. L'équipe médicale évoque alors le recours à une greffe. Mais celle-ci est « discutable » dans le cas d'Elodie. En effet, la transplantation pourrait fort bien échouer. Cependant, il subsiste une chance réelle que le rein transplanté ne devienne pas à son tour affecté par la maladie. Après information, les parents donnent finalement leur accord pour la transplantation. Mais un autre obstacle survient, on apprend que le système immunologique d'Elodie est rarissime. De difficiles recherches sont effectuées pour trouver un greffon. L'équipe exclut d'emblée les deux petites sœurs d'Elodie : âgées de deux ans et de quatre ans, elles sont en effet trop jeunes pour être don- neuses. De son côté, la mère n'est pas compatible. En revanche, le père est compatible et se trouve par ailleurs dans les conditions physique et physiologique de pouvoir donner un de ses reins. Demandant à rencontrer seul le père, le néphrologue lui communique ces résultats et ajoute que le pronostic vital d'Elodie demeure en tout état de cause tout à fait incertain. Après réflexion, le père décide de ne pas donner son rein à sa fille. Ses peurs de l'acte chirurgical, manque de courage, pronostic incertain de la transplantation, et puis les souffrances de sa petite fille ont assez duré. Le père demande alors au médecin de dire à la famille que son rein n'est pas compa- tible. Il craint en effet que les membres de sa famille ne l'accusent d'avoir laissé mourir sa fille inten- tionnellement s'ils apprenaient la vérité. Une telle vérité causerait beaucoup de dommages au sein de sa propre famille. Le médecin est mal à l'aise face à cette demande du père. Pourtant, après discussion il accepte finale- ment de dire à son épouse qu'il ne pourra pas donner son rein pour des «raisons médicales».
Ma question est, pour vous, les décisions du médecin et du père sont elles morales, et dans quelle mesure? Pas facile, mais intéréssant...
Un petit billet pour vous annoncer que je ne parlerais pas des évènements de Copenhague avant la fin du sommet (et la signature très espéré d'un accord). Pourquoi?
D'abord, parce que tout le monde le fait. En ce moment je bosse pas mal et je n'aurais pas le temps de couvrir l'intégralité des débats. Je publierais un article bilan sur le sommet, mais sans plus.
Si vous souhaitez vous tenir informer, voilà les sites que je consulte personnellement :